Mercredi 20 mai 2009


Exclusif : notre lettre ouverte aux présidents des universités publiée dans Marianne2 et dans Mediapart

Prochaine manifestation le 26 mai : emmener votre laisser-passer fourni par le Préfet de police


Informations locales - Institut de Psychologie

Motions de l'AG des personnels de mardi 19 mai 2009

Cours alternatifs - Institut de Psychologie


mardi 26 mai 9H/11h30 - Amphi Fraisse

"L'Ethique de la prévention" M.J. Mouras - M. Pollak-Cornillot - S. Missonnier

9h-10h45 : Projection du film  de Ken LOACH LADYBIRD (1994) - 10h45-11h30 : Débat

 

Courageux et émouvant : le discours d'une étudiante lors de cette AG

Dernière analyse du décret des enseignant-chercheurs par Olivier Beaud  du Bureau du Collectif pour la Défense de l’Université

La version du décret publiée le 23 avril n'est pas la version consolidée du CTPU du 24 mars ou comment renier les engagements pris

Comparatif et critique des diverses versions du décret sur les E.C.
              
L'APPEL POUR DES CONDITIONS JUSTES POUR NOS ETUDIANTS


Blogs à lire
Bakounine
Sylvestre HUET - Libération
    L'UMP veut modifier l'élection des présidents d'université
    Observatoire des réformes des systèmes de formation, enseignement et recherche.
                       

Informations nationales
Déclaration de la Xème coordination des universités (13/05/09)

Mardi 26 mai :
Convergence et Rassemblement festif et informatif, 20h Rotonde de Stalingrad (Collectif parents/enseignants de l’est parisien)



La presse
Manifeste pour la refondation de l'Université française

Sept présidents d’université en appellent au chef de l’Etat - Le Monde, 13 mai 2009

CNRS, INSERM, CEA, INRA... un pas de plus vers la casse irréversible de la recherche publique française I (09/04/2009) et II (11/05/2009)

L'ULTIMATUM DES MILLE ET UNE HEURES


----------------------------------------------------------------------------------------------------



Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Dimanche 10 mai 2009

Si je prends la parole dans votre AG du personnel, c’est pour faire entendre une dernière fois la parole des grévistes. Je tiens à préciser que je n’ai consulté aucun gréviste pour rédiger ce petit discours, par conséquent tout ce que je dirai ne pourra être imputé qu’à moi même. Si j’utilise le terme « les grévistes » c’est parce que je pense avoir une idée pas trop vague de la position des grévistes actuellement, cependant je peux me tromper et si tel est le cas, j’invite les étudiants grévistes à se faire entendre.

Je ne vais pas vous parler de la grève, car il est une question plus urgente, qui nous touche tous ici à l’Institut, nous les étudiants, les grévistes, les anti-grévistes, les autres : C’est la question des examens.

Auparavant je souhaiterais faire un petit rappel. En Novembre, Décembre et même Janvier, c’est vous qui nous avez appelé à nous mobiliser, c’est vous qui nous avez sensibilisé à la LRU, c’est vous enseignants-chercheurs qui avez déclenché cette grève. Si la grève doit s’arrêter dans la contestation, jamais les étudiants ne se remobiliseront dans le futur. Nous nous sommes déjà mobilisés en 2007, nous nous sommes mobilisés cette année, pour les étudiants il y a peu de chance que la mobilisation traverse ces vacances d’été. Et si la grève doit vraiment s’arrêter dans la contestation, il nous restera le goût de l’amertume que nous ressasserons à chaque fois que vous nous prodiguerez des enseignements, si nous avons la chance de rester dans cette Université.

En dépit du fait que les revendications étudiantes et enseignantes n’étaient pas similaires, le cheval de bataille était, quant à lui identique, la LRU.

Après avoir discuté ensemble en assemblées générales, qu’on ait arpenté les pavés parisiens ensemble, participé aux coordinations ensemble, militer ensemble, cela nous a conduit à onze semaines de blocages de notre Institut. Cela nous a mené, à travers une aventure unique, à une situation exceptionnelle. Pour cela on vous remercie.

Mais à cette aventure se dessine une fin, une fin qui n’a pour l’instant pas de forme précise.

Pour donner forme à cette fin, nous devons constater une situation qui est celle dans laquelle on est aujourd’hui. Nous sommes au pied du mur, le mur des examens, le mur des vacances d’été, le mur de l’urgence !

Ce que nous pouvons constater, c’est que suite à un vote de sympathie à l’égard du doyen de l’Institut, s’en est suivi, comme une cascade, la dégringolade de la mobilisation, c’est alors que ce sont mis en place, non pas des cours, mais des permanences, qui n’en sont pas moins des cours !

Donc ces cours au pseudonyme de permanence ont envahi le planning de la semaine, et on a fait croire aux grévistes qu’il serait possible de continuer la mobilisation en dépit de ce nouveau planning hyper chargé. Dixit les réunions officieuses qui se sont tenues entre la direction de l’Institut et quelques étudiants grévistes dont moi-même, où on nous a fait clairement comprendre que nous serions des irresponsables si on continuait la mobilisation sous sa forme actuelle. Il nous a été parlé d’une forme nouvelle de mobilisation autre que le blocage, ce à quoi on a répondu : « Mais quelle est la place des étudiants dans cette nouvelle forme de mobilisation » Aucune réponse n’a été apportée, et tout aussi créatifs que nous soyons, nous n’avons pas trouvé là de réponse. Nous ne voyons donc pas quelle est la place étudiante dans une hypothétique nouvelle forme de mobilisation.

En revanche ce que nous imaginons très concrètement, c’est le gavage de cours et de td orchestré par ces pseudos permanences ! Tout le monde se précipite vers ces cours, les enseignants pour les faire, les étudiants pour les suivre. Nous devons faire face à un bourrage intensif, un sprint de quatre semaines, sans semaine de révision alors que nous aurions du parcourir la même distance en douze semaines ponctuées de vacances et d’une semaine de révision, ce qui aurait plus ressemblé à un marathon, chacun gérant ses efforts selon ses propres capacités.

A cela il suffit de rajouter le floue le plus total quant aux consignes d’apprentissage, le manque de polycopié mis à disposition, le manque d’information en général et en particulier, le peu de livre à disposition à la bibliothèque, qui par ces temps extrêmes, n’est pas en capacité de faire face à la demande, à la nécessité étudiante. Ce qui nous pousse à directement acheter les livres (par exemple, les livres de PSP, 75€, 80 unités disponibles à la bibliothèque, plus de 1000 étudiants qui en ont besoin). Les  inégalités entre unités d’enseignements, les enseignants eux mêmes, la mise en ligne tardive des supports de cours sur Moodle, l’organisation même de Moodle, le floue entre le système Moodle et l’ancien site Corail. Je ne détaille pas ici tous les problèmes liés à chaque année d’étude, UE par UE, alors que cela serait plus que nécessaire ! A chaque fois vous nous avez répondu que nous avions le temps et que ce serait vu plus tard, sauf que maintenant, « plus tard » c’est « trop tard ». Tous ces dysfonctionnements nous font penser que les examens seront organisés à l’image de ce brouhaha actuel.

L’état vous menace de qualifier ce semestre de « semestre au rabais » « d’examen au rabais ». Non seulement nous connaissons tous le responsable, le preneur d’otage de ce semestre, mais je crois vraiment que tenter d’éviter un semestre « au rabais » en jouant la carte du gavage intensif est justement rendre ce semestre « au rabais ». Comment voulez-vous faire gober à des étudiants après onze semaines de blocage que des examens de qualités sont des examens où quasiment aucun ne pourra réussir ! C’est pourquoi il est plus que nécessaire, si ce n’est vital, qu’un aménagement de ces examens soit réalisé, ce qui aura le non négligeable avantage de symboliser la bravade contre l’Etat.

Au delà des questions de lutte contre la LRU, il est une question plus humaine, vous qu’on appelle les intellectuels de notre pays, vous qui êtes l’Université, vous qui êtes à la pointe de la recherche, vous qui êtes nos mentors, vous avez une responsabilité, un devoir, celui de vos étudiants, tous, sans discrimination. Alors que nous nous battons pour l’université, contre la précarité étudiante, il existe une précarité étudiante qui est là, juste sous vos yeux ! Dans ces moments de crises, et outre les grévistes et les anti-grévistes, que penser de ceux qui ont décroché de la fac ? Que penser de ceux qui ont pris des engagements ailleurs, tel qu’un travail ou bien des stages, et qui, aujourd’hui, doivent répondre devant des obligations diverses alors que « l’Université s’est arrêtée » le 2 février ! Que penser de ceux qui financièrement ne peuvent pas s’acheter les livres nécessaire à leur apprentissage, ceux qui ont du mal à imprimer tous les documents nécessaires à leur formation, ceux qui ont du quitter leur logement étudiant puisqu’il n’y avait plus cours, ceux qui proviennent de programmes spéciaux comme ERASMUS ou ceux qui sont étudiants étrangers. Que penser de ceux qui sont en reprise d’étude et qui n’ont pas fait ni la L1 ni la L2, base de connaissance nécessaire pour comprendre les cours des années supérieures. Mi Mai nous sortons du calendrier universitaire habituel, que penser de ceux qui avaient pris des engagements à ce moment, avant même que la grève ne commence ? Que penser de ces mères de famille qui ont choisi de se consacrer à leur enfant puisqu’il n’y avait pas cours ? Que penser de ceux qui sont en congé formation, que penser de ces étudiants qui voulaient juste étudier ? Le preneur d’otage, ce n’est pas nous, c’est l’Etat, mais c’est à vous, enseignants, enseignants chercheurs, chargés de TD d’agir à la fois avec bienveillance et à la fois stratégiquement pour un bon déroulement des examens. Ces étudiants n’ont rien demandé, rien de plus qu’étudier, prenons l’exemple de ce père désespéré qui m’a interpellée dans le hall de l’Institut, me demandant ce qu’il se passait, ce qu’il pouvait faire, comment permettre à sa fille en L1 de continuer ses études, de ne pas décrocher de la fac, ce même père que j’ai vu prendre les poly qu’il trouvait, ces poly en nombre insuffisant, face à un manque d’information béant ! Non ces gens là n’ont rien demandé, ils ne sont que les victimes dont nous nous plaisons à ignorer le visage.

Malgré cela vous vous entêtez à vouloir nous mettre des examens dits de « qualités » !!

Parce que vous avez vraiment cru pouvoir faire une grève sans perdre de plume ? Quant est-il des chargés de TD sur qui pèse la menace du non paiement de leurs heures de cours puisqu’il n’y a pas eu cours ? Quant est-il des BIATOSS qui n’ont pas osé se mettre en grève car pour eux la sanction aurait été immédiate ? Quant est-il des étudiants qui n’ont pas pu étudier ? Parce que pour nous, nos études, c’est notre avenir, laissez nous la chance d’étudier, et même si ce semestre doit compter blanc, laissez nous traverser ce semestre, nous ferons nos preuves plus tard !

Nous sommes dans une année exceptionnelle, ayons des mesures exceptionnelles


Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Lundi 4 mai 2009
Depuis mille heures, nous tournons place de Grève, jour et nuit, comme nous l'avions annoncé lorsque nous sommes venus y déposer notre ultimatum, le 16 mars.

Depuis mille heures, des enseignants chercheurs, des chercheurs, des personnels biatoss, des étudiants, les IUFM, des artistes, des citoyens ayant à coeur de défendre l'indépendance de la pensée, marchent jour et nuit pour manifester leur refus de la LRU.

Depuis mille heures, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont succédé en place de grève, issues de toutes les universités d'Ile de France, et parfois même de province, de toutes les disciplines. Des universitaires que la loi LRU voudrait placer en concurrence les uns avec les autres témoignent, ici, de leur entière solidarité, de cette idée d'une communauté que les tenants du marché ne sauraient ni admettre ni peut-être même comprendre. Depuis mille heures, nous avons défendu une idée de l'université ouverte sur l'avenir, populaire, démocratique, tout entière vouée à sa mission qui est de former des générations d'étudiants et de contribuer à la création de savoirs nouveaux.

Aujourd'hui, alors que la mille-et-unième heure vient de passer, force est de constater que le gouvernement n'a rien voulu entendre de nos revendications. Il s'est entêté à tenir une posture idéologique qui admet pour seul prédicat la rentabilité immédiate, qui stigmatise le risque de la pensée comme un luxe inutile et toutes libertés de recherche comme autant de privilèges. Aux négociations, ce gouvernement a préféré s'en tenir à la menace et au mensonge.

Mais à trop vouloir affirmer que tous les problèmes sont résolus et que le mouvement des universités s'essouffle, cette politique de communication a perdu toute crédibilité. Et c'est ici la première victoire de notre ronde infinie des obstinés et du mouvement universitaire. Depuis plus de mille heures, y ont tourné des universitaires dont certains assumaient une grève totale de leur service enseignant, tandis que d'autres substituaient aux cours habituels des séminaires de grève, et que d'autres encore, en raison de la préparation de concours, apportaient à leurs étudiants la totalité des enseignements dont ils pouvaient avoir besoin. Cette hétérogénéité n'a jamais occasionné la moindre dissension parmi nous, et la ronde a permis à chacun de marquer sa détermination, de s'inscrire dans un mouvement de résistance face à une politique que tous condamnent avec la même fermeté.

La ronde infinie des obstinés, en convergence avec tous ceux qui luttent contre ces décrets, témoigne de notre engagement à obtenir leur abrogation, et dès maintenant à en refuser l'application. Les maquettes de mastérisation continueront de tourner dans l'infini de notre refus et les modulations de service se dissoudront dans notre commune obstination. Au silence des gouvernants, la ronde infinie des obstinés oppose le flux permanent de nos paroles. Et sous chacune de ces paroles, c'est un nouvel acte contre cette politique qui est inventé.

À travers ces mille heures de marche ininterrompue, c'est bien une résistance qui s'est engagée. Et cette résistance s'exercera jusqu'à ce que le gouvernement apporte des réponses à la mesure de la crise profonde qu'il a provoquée par la LRU, et jusqu'à ce qu'il ouvre de véritables négociations.

Non seulement la ronde infinie des obstinés n'est pas prête de se dissoudre, mais elle compte bien intensifier son action, se trouver de nouveaux terrains d'application et de nouvelles déclinaisons temporelles de l'infini.

A l'issue de ces mille heures, c'est donc un second ultimatum que nous posons aujourd'hui. Aucun des quatre points qui ont suscité notre présence place de grève n'a reçu de réponse satisfaisante. La ronde infinie des obstinés tout au long du mois de mai déclenchera donc autant de rondes intempestives que cela sera nécessaire, à Paris comme en Province. Que nos ministres de tutelle le sachent, notre marche lancinante et déterminée n'est pas prête de rompre. Elle entre dans une dynamique centrifuge, elle réapparaîtra plus massive et intempestive et s'associera plus encore aux autres secteurs en lutte.

Ainsi, si le 1er juin, aucune avancée significative de nos revendications n'est constatée, la ronde infinie des obstinés s'invitera dans le débat des élections européennes. De toutes les universités, nous convergerons vers un nouveau point de ronde et nous reprendrons notre marche, jour et nuit, pour rappeler à l'opinion le peu de cas que ce gouvernement fait de l'université et de notre avenir à tous.

Nous serons présents à cet appel car, tous, nous sommes intensément obstinés et l'infini est de notre côté.


Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Dimanche 3 mai 2009
La manière dont les étudiants sont traités depuis le vote de lundi nous semble injuste et inacceptable.
Sous couvert de permanences et autres "rencontres", voici que reviennent de véritables cours avec une tendance au rattrapage intensif.
Dans l'incertitude depuis des semaines, les étudiants (mobilisés ou non) ont eu de grandes difficultés à travailler régulièrement. Or, volontairement ou tout simplement parce qu'ils n'ont pas réalisé l'ampleur de la tâche, certains collègues s'apprêtent à demander aux étudiants d'ingurgiter en quelques semaines un programme complet !

Parallèlement, la direction de l'UFR déclare souhaiter que la mobilisation continue et fait semblant de croire qu'il est possible de la maintenir en même temps que ce lourd dispositif.

En réalité, tout le monde va se précipiter vers ces cours, pour les faire (les profs) et pour les suivre (les étudiants).
 
Après 11 semaines de grèves, d’investissement, de blocage, d’information, d’échange avec d’autres universités dans toute la France, après des réunions, AG, coordinations, tracts etc etc etc… le directeur et ses adjoints demandent aux étudiants d’arrêter le blocage c'est à dire la mobilisation, puis qu’ils n’ont aucun outil alternatif à proposer ! Ceci sans rien en retour, sans aucune garantie d'allégement du programme.
 
Dans ces conditions, il est évident que la mobilisation va cesser. Celle des étudiants comme celle des enseignants après un superbe défilé symbolique de premier mai.
 
Pire encore, après que les étudiants se soient tant montrés solidaires avec nous, voici qu'on les traite d'une manière inacceptable. Aucune véritable négociation n'est véritablement prévue tant sur les contenus que sur les délais ou les modalités des épreuves. Une véritable négociation devrait être engagée, diplôme par diplôme, semestre par semestre, UE par UE. Cette absence de négociation va conduire nécessairement à des conflits stupides avec ceux qui nous ont le mieux soutenu. Nous allons vers des situations désespérantes qui peuvent produire des actes désespérés.
 
Les étudiants ne portent en aucune façon une quelconque responsabilité dans les évènements actuels. D'une certaine façon, il sont les otages du gouvernement qui pense, à juste titre, que nous n'aurons pas l'ignominie de les sacrifier. Le preneur d'otage et les méthodes sont parfaitement identifiés.
 
Nous appelons tous les collègues et au moins ceux qui ont pris une part active au mouvement à refuser ces pratiques.
 
Clara Duchet
Jean Pierre Dufoyer
Valérie Gyselinck
Christophe Mouchiroud

Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Vendredi 1 mai 2009

Assemblée Générale des Etudiants du 28 avril 2009

 

Ordre du jour proposé et accepté par la salle :

 

Informations Générales

Modalités d'examens

Blocage

 

Tribune composée de 3 étudiants en Licence de Psychologie acceptée également par la salle.

 

Informations Générales :

 

-Manifestation de l'après-midi « Université-Santé »

-le don du sang sera à Boulogne jusqu'à jeudi dans le sous-sol des amphi

-jeudi : printemps des colères 2 à Nanterre (avec débats, projections, concerts, etc)

-la ronde des obstinés continue de plus belle! La millième heure aura lieu du 3 au 4 mai, de nombreuses animations seront prévues venez nombreux!

-jeudi : conseil pédagogique des licences

-relecture des 3 motions votées par les Enseignants-chercheurs, enseignants, et personnels de l'Institut (cf. blog des enseignants) et intervention de ces-derniers avec réponses aux questions.

 

Modalités d'examens

 

Propositions

Résultat du vote

Transformer le contrôle sur table en dossiers/mémoires à rendre

Licences : Contre

Masters : Contre

Trois dernières lignes de la motion votée par les enseignants concernant les examens

Licences : Contre

Masters : Pour

Avoir des examens sur tables mais que la note soit de minimum 10 à partir du moment où il y a signature de la feuille d'émargement, au-dessus si le travail le mérite.

Licence : Pour

Master : Contre

Annuler le deuxième semestre et ne tenir compte que des notes du premier

Licence  : Contre

Masters : Contre

Continuer les permanences pédagogiques

Licence : Pour

Master : Pour

Donner des sujets d'examen  à l'avance aux étudiants

Licence : Contre

Master : Contre

Avoir des examens sur tables mais que la note soit de minimum 8 à partir du moment où il y a signature de la feuille d'émargement, au-dessus si le travail le mérite

Licence : Contre

Master : Contre

Pouvoir avoir des documents à disposition durant l'examen

Licence : Contre

Master : Contre

Que les examens portent uniquement sur ce qui aura été vu en permanences/cours (notamment les lectures qui devront avoir été discutées et aménagées dans une permanence/cours)

Licence : Pour

Master : Pour

Avoir comme sujets d'examen des thèmes généraux sur l'UE et non des questions précises (concerne uniquement les licences)

Contre

Etre interrogé sur des brochure données à l'avance

Licence : Pour

Master : Contre

 

Blocage

 

Propositions

Résultat du vote

Que les masters et les licences votent séparément la question du blocage

Contre

Voter le blocage tous les deux jours (mardi et jeudi)

Contre

Voter le blocage le lendemain de l'AG des EC

Pour

Voter le blocage pour les deux semaines à venir

Contre

Principe du blocage jusqu'à mardi prochain inclut

Pour

Blocage total

Contre

Blocage partiel

Pour

Blocage partiel laissant passer les DU

Pour

Blocage partiel laissant passer les DEPS

Pour

Blocage partiel laissant passer les Masters

Pour


Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009
Apparemment non contente d’avoir complètement désorganisé l’année
universitaire 2009 en s’arcboutant sur des textes dont la grande
majorité de la communauté scientifique et universitaire ne veut pas, Mme
Pécresse joue maintenant avec l’avenir des étudiants qu’elle prend en
otage de ses réformes ; en prétendant faire promulguer ses textes,
malgré une situation de crise qui se poursuit, elle met en péril les
examens de l’année universitaire ; ce comportement indigne, auquel
s’ajoute l’instrumentalisation de l’opinion publique doit être condamné
avec la plus grande fermeté.

 

Le PCF assure la collectivité scientifique de son total soutien, il
exige que Valérie Pécresse renonce à la promulgation de ces textes et
l’ouverture de négociations réelles. Dans le cas contraire, le
gouvernement serait totalement responsable des dommages éventuels qui
seraient causés ainsi à la validation des études. Le PCF fait évidemment
confiance aux universitaires pour trouver les formes adaptées à la
continuation de la lutte tout en permettant aux étudiants d’acquérir
dans des conditions satisfaisantes les diplômes auxquels ils ont droit.

 

 Commission nationale enseignement supérieur et recherche du Parti communiste français

 

Paris, le 20 avril 2009.

Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009

CR De l'AG des étudiants  de l'Institut du 7 avril

Charte de l'appel des appels

Communiqué de la Coordination Nationale (8/4/2009)

C.R. et textes finaux de la 8ème Coordination

Qui prendra la responsabilité d'invalider un semestre ?

Intoxication productiviste et déshumanisation des rapports humains

Une ingénieure du CNRS brutalisée par la police: "si on te retrouve, on te viole"

L'OCDE préconise l'augmentation des droits d'inscription

Stratégie managériale dans les métiers de la santé

Le premier clip du groupe "Princess of Clèves": Fac off

"Cedelle et Rollot sont dans un bateau" ou comment Le Monde est devenu un torchon pécressien
Universités: les medias à côté du mouvement

Du processus de Bologne à la LRU: catastrophe annoncée

Textes et motions de la 7ème coordination Nationale, Strasbourg, 23 mars 2009

CR de l'AG du 26 marrs (Pieron)

Le contre-appel de Brest

Un papier réaliste et objectif sur le mouvement

La nouvelle sottie
Pour ses innovations, Darcos s'en remet à Microsoft
Le matraquage de Montparnasse : Réponse à MAM

Lundi 30 mars: Inauguration par Darcos et Pécresse

Die in de l'Education: 27 mars à la Sorbonne

Photos de la manif du 24 mars à Paris
24 mars. Manifs : réussie à Paris, modestes en province
Répression policière à Barcelone
Photos et videos des 17 et 19 mars voir page "image de manif"
V. Pécresse veut compter les grévistes. 208 universitaires répondent
Site très documenté sur les mouvements dans les universités européennes (pages France) 
Voir et entendre : Jean-Louis Fournel (SLU) : Audition PC, PS, Verts
100ème article du blog: Les franchises, la liberté, la science
Les professeurs: "le loup et le chien"

Publiez, publiez, publiez, publiez, publiez, publiez !!!!

Le  scénario qui attend un pouvoir autiste est déjà écrit

Motions de la 6ème Coordination Nationale (Dijon, 16 mars 2009)

Ce que Darcos pense de "l'Esprit Français"

Mouvement reconduit à Paris Descartes-Institut de Pychologie (AG du 13 mars)

Un lycéen a mis en ligne un site sur les réformes Darcos. La police s’est déplacée dans son établissement pour obtenir son dossier scolaire

Le statut des universitaires. Point de vue d'un juriste

Le 13 mars à la Sorbonne: Procès de Sarkozy et de ses complices

Ecoutez le Président de Paris Sorbonne !

Communiqué intersyndicale 10 mars 2009

Mobilisations, actions:  Paris 7, Orléans, Paris-Sorbonne

Première lecture à chaud du projet de nouveau décret

Violences policières à Lyon

1968 + 41 Chronique du blocage, comédie

Coordination du 6 mars: motions, calendrier, etc.

Non à la récupération et à la division

Pour négocier, Pécresse trie ses interlocuteurs

Sarkozy et l'Université - La revanche personnelle d'un cancre (27/2/09)

LRU et nouvelle gouvernance: l'exemple de UT de Troyes

CR AG du personnel de l'Institut du 2/3/09

Communiqué de "Sauvons l'Université" (1/3/09)

CR de la Coordination Nationale des Etudiants des 28/2 et 1/3/09 à Angers

Un nouveau projet de décret !

CR des AG du 19 février

Soutenance de Valérie Pécresse en vidéo

Extra : Vidéo : L'enterrement de la Fac & Profs en solde !

CR de la coordination nationale du 20 février

Appel de la coordination nationale des étudiants

Extra: Vidéo de la manif du 10

Riez follement : Un astronome l'avait prédit: Nicolas Sarkozy, c'est l'anti-science

Pécresse décidée à poursuivre

Le site de l'U.M.P. : On peut écrire ! Ecrivons !

Lisez: Université : les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail!

Lettre des 122 de l'Institut de France à Nicolas Sarkozy

CR AG Institut de Psychologie 12/2/09

Appréciez : La médiatrice de Pécresse a une licence de russe (mais pas de doctorat)

Prenez connaissance :Dépêche de la CP du CNU

Faites signer: Appel international

Le lapsus de Valérie Pécresse
7 février : Axel Kahn Demande le retrait du decret sur Europe 1
Ecouter ou télécharger  Le communiqué de la Présidence de Paris Descartes
Réponse vidéo à Sarkozy
Enseignants-Chercheurs. La Fronde s'étend Le Monde 10/2/2009
La police filme les manifestants (6/2/09)
Des Présidents d'Université contre la réforme (liberation.fr 6/2/09)
Appel d'un député UMP
Manif du 5/2 à Paris: une bonne manif !
Valérie Pécresse chahutée à Strasbourg (5/2/09)
Manif du 5/2 à Paris: une bonne manif !
Valérie Pécresse chahutée à Strasbourg (5/2/09)
V. Pecresse: Article refusé !
Situation à Piéron le 4/2 à 16h00

Pour les étudiants: Position du Directeur du Master


Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009
Toute honte bue - Valérie Pécresse et l'évaluation autoritaire (SLU 20/04/2009)
La presse perd des facultés (Pierre Jourde, Causeur 20/04/2009)
Guy Cousineau, Président de Paris VII, a démissionné (Sciences², 9/4/2009)
Sciences Po craint la privatisation (La Tribune 8/4/2009)
Appel des appels, le point de vue d'un pédopsychiatre (1/4/2009)
Crise universitaire ... jusqu'où (Sciences², 8/4/2009)
Le mouvement s'organise pour durer (L'Humanité, 8/4/2009)
Sur les pavés de la Sorbonne, une plage contre la réforme (Rue89, 8/4/2009)
Université et recherche. Quelle issue pour un conflit qui dure ? (Libé Sciences², 6/4/2009)
Lettre ouverte à nos amis des Universités (Acrimed, 6 avril 2009)
Courroie de transmission et grandeurs non mesurables : l'AERES (Mediapart, 3/4/2009)
L'appel de Strasbourg (Mediapart 3/4/2009)
Université: les mediaq à côté du mouvement (Marianne2 2/4/2009)
Du processus de Bologne à la loi LRU, une catastrophe annoncée(G. Azzam, 23 mars 2009)
Débat Pécresse Fabbri (Sciences Blogs Libération 31 mars 2009)
Une heure avec la ronde des obstinés (Mediapart, 1/4/2009)
Que s'est-il passé au CTPU le 24 mars (SneSup)
Les illusions d'une autonomie sans négociation
CR CP-CNU Rencontre du 20 mars avec V. Pécresse
CR CP-CNU Rencontre du 11 mars avec V. Pécresse
Blocage ou non blocage: les enjeux sont ailleurs (J.P. Dufoyer 22 mars 2009)
Valérie Pécresse devant l'Assemblée (communiqué CP CNU du 21 mars 2009)
Réponse à Xavier Darcos (communiqué CP CNU 21 mars 2009)
Motion de la coordination des doctorants du 20  mars 2009
Réforme de l’Université : il n’y a pas que la France qui résiste (Mediapart)
Compte rendu analytique d'une question orale avec débat au sénat le 19 mars
L'Université et la Recherche dans la manifestation de Paris (sciences.blogs.liberation, 19 mars 2009)
Evaluer c'est la sante (Isabelle Bruno, 5 février 2009)
Universités : Quand l’Europe veut mobiliser les cerveaux (R. Kempf 19 mars 2009)
La réforme vue du point de vue des Sciences de Gestion (Christophe Benavent 19 février 2009)
Président(s) d'Université: ça commence à craquer (blogs Liberation 19 mars 09)
Appel de Nanterre (17 mars 2009)
Communiqué du CNESER (16 mars 2009)
Le statut des universitaires (Yves Gaudemet, droit, 16/03/2009)
Analyse projet de décret par QSF (14/3/2009)
Communiqué SLU Gesticulations dans les ministères (14/3/2009)
Pécresse et Darcos confrontés à la relance de la contestation (Libération Sciences 2, 9/3:2009)
L'université en 2038 (fiction par des enseignants de droit)
Comment V. Pécresse s'est mis à dos les Universités (Mediapart 6 Mars)
Motion du CNU 16ème section (3/3/09)
Les enjeux du financement de l'enseignement er de la recherche. Conférence du 10/2/2009 (Anne Vinokur). Vidéos
Le financement de la recherche en France. Diaporama (3/3/09)
Les ravages de la LRU: Le mouvement des chercheurs et universitaires doit maintenant monter en généralité par Jean-François Bayart, directeur de recherche au CNRS (21/02/2009)
LRU et nouvelle gouvernance: l'exemple de l'U.T. de Troyes (1/3/09)
L'objectif est de prolétariser les enseignants chercheurs (26/2/09)
Sarkozy et l'Université - La revanche personnelle d'un cancre (27/2/09)
Petits conseils aux enseignants-chercheurs qui voudront réussir leur évaluation (25/2/09)
Proposition PS, Verts, PC (26/2/09)
Une semaine dans la vie d'un universitaire (Le Monde 18/2/09)
Pour des université plus justes (Le Monde, 6/2/09)
Autonomie des universités: l'omposture (T. Piketty, 17/2/09)
Fasquelle propose un nouveau décret (Sciences Blog Libe, 17/2/09)
Université: tout a été dit. On ne peut avoir raison contre tout le monde (Blogs Le Monde 16/2/09)
Le CNESER se prononce contre les réformes du gouvernement (16/2/09)
Communiqué d'AutonomeSup (16/2/09)
Loi LRU: cadre juridique de la gestion des ressources humaines (Par Jean-Pascal BONHOTAL
Sous-directeur des affaires juridiques de l’enseignement supérieur et de la recherche)

Témoignage d'un chercheur néo-zélandais (mis en ligne 15/2/09)
Enseignants-chercheurs :une période de glaciation intellectuelle commence (nouvelobs.fcom 14/2/09)
Sarkozy, l'homme qui sauva la Princesse de Clèves (punctum.blog.lemonde.fr, 14/2/09)
Un chercheur de Stanford rêve presque du CNRS (10/2/2009)
Un discours de Nicolas Sarkozy « évalué » par la méthode critique historique (12/2/09)
Deux poèmes de Baudelaire (13/2/09)
Sottie (13/2/09)
Enseignants de Paris II (Le Monde 13/2/09)
French scientists revolt against government reforms (Nature 4/2/09)
Communiqué du CA de la CPU sur la médiation (11/2/09)
Pour un cercle des professeurs et des chercheurs disparus (11/2/09)
Appel de la Sorbonne (10/2/09)
Lettre des 122 membres de l'Institut de France (11/02/09)
Pécresse démine, la fac fulmine (Libération 10/2/09)
De nouveaux présidents lâchent Valérie Pécresse (Libération 10/2/09)
L'appel de la Sorbonne pour le retrait (Libération 10/2/09)
Paris III fait le mur (Libération 10/2/09)
Les cinq dossier qui fâchent (Libération 10/2/09)
La ministre organise une sorte de show (Libération 10/2/09)
Mépris (Laurent Joffrin Libération 10/2/09)
Motion du CNU (10/2/2009)
Université: les fainéants et les mauvais chercheurs, au travail! (Pierre Jourde 10/2/09)
Trois professeurs de droit analysent le projet de statut des universitaires (Sciences2 Libération 9/2/09)
Pecresse veut-elle acheter les Présidents d'Université (Rue 89 7/2/09)
Axel Kahn ... lâche Sarkozy et Pécresse (Blogs Libé 7/2/09)

Communiqué de Presse d'Axel Kahn (7/2/09)
Axel Kahn sur Europe 1 (mp3 7/2/09)
Un astronome l'avait prédit: Nicolas Sarkozy, c'est l'anti-science
Motion du CNU (16ème section, 6/2/09)
Des cours alternatifs à Paris 7 (6/2/09 ?)
Appel de Daniel Fasquelle, député UMP du Pas de Calais (5/2/09)
Le commentaire du gros crétin qui ne comprend rien (Christian Barbier, LCI, 3/2/09)
Si même Lyon III se met en grève (Libération 3/2/2009)
Manifestations à Strasbourg contre V. Pécresse (Der. nouv. d'Alsace, 2/2/09)
L'Université sous condition (24 heures Philo, Libération.fr, 2/2/09)
Fronde chez les profs de fac (Le Parision, 31/1/09)
Notre métier de chercheur (chroniques abonnés du Monde, 30/1/09)
Quatre chercheurs dont un Nobel dénoncent la réforme de la recherche (nouvelobs.com, 29/1/09)
Trahison d'un quarteron de profs de droit (30/1/09)
On n'a aujourd'hui aucune garantie de transparence, ni d'objectivité (Le Monde 29/1/09)
Universitaires: Personne ne peut se contenter de l'actuel statut (Le Monde, 29/1/09)
Réforme de l'Université: Pécresse a trop peu d'autonomie (F. Goulard, Le Monde, 28/1/09)
Les universitaires dénoncent une dérive bureaucratique (Dominique Rousseau, lemonde .fr, 27/1/09)
"Non, Madame la Ministre" (Isabelle This Saint-Jean, 27/14/2009)
Le point de vue de Jean Louis Carlet AutonomeSup (F.Info, 26/1/2009)
Les enseignants chercheurs vent debout contre la réforme (F.Info, 26/1/09)
Réponse à la provocation présidentielle du 22 janvier (Alain Trautman, 26/1/2009)
La provocation présidentielle du 22/1/09 (vidéo Elysée)
L'Humanité 22 janvier 2009
Mediapart 20 janvier 2009
Université: pas de normalisation par le bas (Le monde 5/1/2009)
Lettre ouverte à N. Sarkozy (Pdt et V-Pdt CPU)
Questions d'Ethique, Jacques Broda, Professeur de Sociologie, Université de la Méditerrannée
L'article de Stéphane Laurens: L’étrange classement des revues de psychologie et le cas mystérieux du Bulletin de psychologie
Notre communiqué de presse (20/12/2008)
Manifestation à Paris contre les réformes dans le supérieur et la recherche (nousvousils.fr, 20/1/2009)

Réforme de l'enseignement supérieur : les enseignants-chercheurs toulousains se mobilisent (ladepeche.fr, 20/1/09)

Mardi 20 janvier, nouvelle journée de mobilisation dans les Universités et la Recherche (Libération.fr, 19/1/09)

Motion du C.A. de Paris-Descartes (16/12/2008)
Lettre conjointe de 3 présidents d'université (15/12/2008)
Texte adopté par les 3 conseils de Paris 8 (14/12/2008)
Motion Nanterre (10/12/2008)
Grenoble: appel à la grève (10/12/2008)
Coordination pour université (groupe Google très actif)
Université: un modèle américain VRS375 en pdf à lire ou télécharger
SNCS Hebdo du 8/12
Editorial du Bulletin de Psychologie (septembre-octobre 2008)
Morceaux choisis de l'analyse critique du budget de l'Enseignement Sup par... les sénateurs (en particulier UMP)
Les facéties de la « bibliométrie »: Comment devenir le chercheur du mois
SNCS: Les trois catégories de chercheurs: chercheurs-enseignants, enseignants-chercheurs et ...
La lettre d'Axel Kahn à V. Pécresse (2/12/2008)
Sur l'évaluation des professeurs (chroniques abonnés du Monde)
Note d'Olivier Beaud (QSF, 5/12/2008)
L'appel à la révolte des chercheurs français (nouvelobs.com, 20/11/08)
Le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche raconté à Sarkozy (Henri Audier, 30/9/2008)
La rémunération des enseignants-chercheurs : Un document réalisé par des collègues de Cergy, Lille 1 et Paris 1 repris par la coordination de Paris 10
L'Université féodale de demain (Jourde - Le Monde Diplomatique - Avril 2008)
Les présidents d'Université ne parlent pas en notre nom (Le Monde, 19/11/07)





Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Vendredi 24 avril 2009
 Interventions et intimidations à Besançon (février, mars, avril 2009). Témoignage:

- Mercredi 18 février, une manifestation nocturne est prévue au départ de la Place de la Révolution. Une quarantaine de policiers attendent "les organisateurs de la manif" et fichent (nom/prénom/adresse) toutes les personnes passant sur la place, susceptibles d'être là pour la manifestation. Ils récoltent au total une quarantaine de noms, la manif n'a pas eu lieu.

Dès mon arrivée, un policier m'a sèchement demandé mes papiers, puis "de le suivre" en fait quelques pas plus loin, c'était juste une première manœuvre d'intimidation. Refusant de répondre à mes questions ("c'est nous qui posons les questions") il m'a affirmé qu'en manifestant je risquais 6 mois de prison et [grosse somme] d'amende. D'autres manifestants sont restés agglutinés autour de policiers : je ne sais pas comment ils s'y sont pris, mais les manifestants n'étaient pas sûrs d'avoir le droit de s'éloigner.

J'ai finalement pu rassembler 50 personnes pour une "promenade" sur les trottoirs et sans banderoles, qui n'a pas été inquiétée.

 

Jeudi 26 février, la manifestation des étudiants et des personnels de l'Université de Franche-Comté protestant contre la destruction du service public d'éducation et de recherche s'est achevée par un sit-in pacifique dans la cour du Rectorat. A cette occasion, un étudiant s'est vu administrer par les forces de l'ordre un violent coup de matraque sur les reins. Le certificat délivré par l'hôpital où s'est rendu le jeune homme atteste de cette agression (tel est le terme utilisé par l'hôpital).

L'étudiant en question avait contourné le cordon policier et avançait dans la cour de ce lieu public. Après ce coup porté à travers ses vêtements, il saignait.

 

 Mercredi 11 mars, des étudiants ont reçu du gaz lacrymogène et des coups de matraque pour un sit-in de chaises sur un passage piéton (voir diaporama La Mobilisation en images (et en poésie) et articles Mars 2009)

Nous occupions un petit carrefour et la police nous aurait dispersés en deux mn. Malheureusement cela se passait le lendemain de la diffusion d'une circulaire recommandant de répondre par la violence. Les termes exacts de l'ordre ont été "Gazez-moi tout ça." Je n'ai pas réussi à me procurer les photos que l'on m'a montré juste après, mais trois policiers debout autour de moi m'ont gazée, (j'étais assise) l'un était plutôt à 50cm de mon visage qu'à un mètre comme le veut la loi.

 

17 avril: Suite à l'interpellation assez violente d'une cinquantaine d'étudiantes et d'étudiants au rond-point de Rivotte,  elles et ils ont tous été relâchés vers 16h. Soutien de notre université, plusieurs dizaines de personnes, ayant répondu à l'appel passé sur la liste rezo (témoignage de Hadrien bru). Les étudiants en question préparent déjà un 

communiqué de presse; les journalistes habituels étaient aussi au commissariat de la gare d'eau.

Nous n'avons eu que le temps d'arriver au carrefour. Les premiers ont posé le pied sur le bitume, puis nous avons reculé sous les lacrymos (sans sommation) et été encerclés. Les coups de matraques visaient surtout les anars bien connus. Nous avons été 59 à monter dans les fourgons, il a fallu demander trois fois pour obtenir le motif de notre interpellation. Ensuite, filmés et photographiés avec des menottes, on nous a refusé un avocat et l'accès aux toilettes ou à un point d'eau (sauf une étudiante qui a avancé qu'elle avait ses règles). Au bout d'une heure, on nous a emmenés 5 par 5 pour être fouillés et fichés (contrôle d'identité et photo). Les premiers ont eu droit à la photo avec un carton portant leur nom, comme dans les films, puis suite à un appel du parquet ils nous ont photographiés en groupe. Certains ont dû donner leur lieu d'étude et les policiers ont déclaré qu'ils appelleraient pour vérifier, idem pour un salarié, ils lui ont dit qu'ils appelleraient son employeur. Les médias nous ont ensuite appris que nous avions occupé le carrefour et montré un "refus obstiné" de le libérer.





Les excès répressifs de la police ayant tendance à s'amplifier et à se répéter, ils seront consignés ici.


Le rapport d'Amnesty

Sources (entre autres): http://www.fabula.org/actualites/article30121.php

31/3/2009 Violences policières à Tours (2)

Je vous invite à vous manifester amicalement, par un petit appel ou un message de solidarité, auprès d'Nn et de N. Ils ont en effet été blessés tous deux cet après-midi par des policiers. A l'heure où je vous écris, Nn est *apparemment* de retour chez elle, tandis que N a été admis à la Clinique de l'Alliance à Tours.

Voici rapidement les circonstances. Après la cérémonie de remise des démissions et après être passés à la présidence et aux deux décannats, nous (étudiants & enseignants grévistes) avons décidé de faire une ronde Place Anatole France. Nous bloquions pacifiquement la circulation. Une voiture de police s'est alors arrêtée et deux policiers en sont sortis, qui ont littéralement fondu sur le SDF qui accompagne souvent les étudiants ces temps-ci (lequel avait commis le grave délit de taper du poing sur le capot d'une voiture agressive, qui forçait le passage). Ils se sont jetés sur cet homme avec une brutalité incroyable, le plaquant au sol et tentant de le menotter. Les coups pleuvaient. Les étudiants au plus près se sont alors précipités pour aider l'homme victime des violences policières, en criant qu'il n'avait rien fait. C'est alors qu'Nn et N sont intervenus, Nn pour tenter de calmer le jeu, de ramener tout le monde à la raison, et N pour prendre des photos. Au bout de quelques minutes, Nn a pris un jet de gaz lacrymogène en plein visage (à 50 cm, je dirais) et N a pris un énorme coup de poing dans le ventre qui lui a provoqué des malaises respiratoires. De surcroît, N est déjà averti qu'il est bon pour une convocation au commissariat, pour ces photos qu'il avait « l'intention » de prendre -- mais n'a finalement jamais pu prendre. Aucun étudiant, dieu merci, n'a été blessé, mais nous étions tous profondément choqués.

...

19h18 En fait, on me charge de vous dire que la situation est pire encore:la police emmène N en garde à vue au commissariat pour 24h, semble-t-il. Il n'a même pas pu voir son épouse. Son crime? Avoir tenté de prendre une photo? De nombreux étudiants sont en route pour le commissariat pour montrer ce qu'ils pensent de ces méthodes.

------------------------------

Nouvelles de Nn - dernières nouvelles -précisions

Chers tous, tout d'abord sachez qu'il y a beaucoup de monde devant le commissariat. Les juristes sont prévenus et envoient un avocat à Nn. FR3 est sur place.

J'ai laissé un message sur le portable de Jean Fabbri. Quelques faits (uniquement ce que j'ai vu - je n'étais pas témoin de ce qui est arrivé à N et Nn place Anatole-France):

Après la lecture des démissions puis le passage à la présidence, Eric Athenot et moi avons appris de Fabienne Toupin que N et Nn avaient été blessés par la police: N ayant reçu un violent coup de poing au ventre, Nn du gaz lacrymogène. Après avoir appelé les urgences du CHU puis les pompiers, nous avons appris que seul N était aux urgences, à la clinique Alliance de Tours Nord.

Eric et moi y sommes allés.

Un fourgon de police et une voiture de police avec 5 policiers attendaient. N n'étant pas encore sorti du "bloc de déchoquage", nous avons demandé à un policier ce qu'il attendait: emmener N pour qu'il porte plainte.

Après une attente de 30 minutes environ, N est sorti. Radiographie : pas de problème, mais il est plutôt sonné et à une interruption de travail de 3 jours, ce qui prouve que tout cela n'était tout de même pas anodin. N ne souhaite pas aller déposer à la police, il ne se sent pas très lucide.

Le policier dit que c'est un ordre de la hiérarchie. Eric demande s'il peut venir: réponse, non. Eric remarque aussi que c'est un peu fort d'attendre avec matraque et révolver quelqu'un qui s'est fait tabasser par un collègue.

Réponse d'anthologie: vous êtes enseignants, vous avez vos stylos, nous avons notre matraque.

N est emmené.

Je dépose Eric au commissariat et suis obligé de m'en aller. 10 minutes plus tard: on demande à Eric son numéro de portable et on lui dit de partir car N doit attendre encore. Peu après, Eric étant parti, on l'informe que N passera au moins 24 h en garde à vue.

Essayons d'être demain à l'AG et à la réunion de l'UFR. Gardons notre calme, sinon cela pourrait se retourner contre nous.



31/3/2009 Violences policières à Tours (1)

Suite à neuf semaines de grève nationale du monde universitaire qui n'ont eu d'écho que le mépris du gouvernement, la coordination nationale universitaire a appelé à la démission massive des enseignants-chercheurs de leurs fonctions administratives.
Mardi 31 mars, 85 enseignants-chercheurs de l'Université François Rabelais de Tours répondent à cet appel en mettant en scène leur démission. Puis, avec des étudiants, ils décident ensemble d'un sit-in pacifique sur le carrefour Anatole France en vue d'informer la population de leur initiative. Quelques minutes après leur arrivée, une voiture de police tente de se frayer un passage au milieu des manifestant-e-s qui le leur refusent dans un premier temps. Puis le cortège s'écarte pour laisser passer la voiture et c'est alors que l'un des manifestants tape sur le capot. Les policiers sortent, attrapent celui-ci et le mettent à terre si violemment que son visage est en sang. Profs et étudiant-e-s tentent de s'interposer, un professeur reçoit un coup de matraque dans les côtes.
Pour disperser la foule, les policiers utilisent des lacrymogènes : une enseignante est gazée à 5 cm du visage. Ils embarquent le manifestant qui avait frappé sur la voiture, le groupe obstrue le passage de cette dernière. Le conducteur accélère, blessant plusieurs personnes et manquant d’écraser une étudiante… a-t-on évité le pire ?
Résultat des courses : l’enseignante gazée est prise en charge par les pompiers ; le professeur frappé et blessé est emmené à l'hôpital avant que la police ne vienne l’y récupérer pour le placer en garde à vue. Deux étudiantes sont également blessées au genou et à la poitrine, et le manifestant interpellé est au commissariat.

Communiqué de presse commun des syndicats : Sud Éducation Loiret, Sud Étudiant Orléans et Sud Recherche:

Vendredi 27 mars 2009, des étudiants, professeurs et personnels de l'Université d'Orléans ont investi symboliquement le Rectorat de l'Académie Orléans-Tours. Alors que depuis deux mois l'Université est en grève, notamment contre le décret statutaire des enseignants-chercheurs et le décret sur la mastérisation, le Gouvernement n'a réagi que par le mépris, les manoeuvres et la répression. A Orléans, à l'issue de l'occupation pacifique des locaux du Rectorat et après avoir demandé sans succès, la présence des médias à l'intérieur du bâtiment, les étudiants et professeurs ont été évacués sans ménagement vers 16 heures par les forces de l'ordre.

L'un des étudiants, Aurélien, blessé, a été arrêté, menotté et conduit au commissariat central d'Orléans, d'où il a été relâché aux alentours de 19 heures. Il devra répondre le 9 septembre prochain devant le Tribunal Correctionnel d'Orléans du délit de rébellion envers les forces de l'ordre. Sud Éducation Loiret, Sud Étudiant Orléans et Sud Recherche tiennent à exprimer leur soutien sans réserve à Aurélien. Ils demandent la levée des poursuites engagées contre Aurélien, bouc émissaire de cette action collective. Ils s'interrogent vivement sur le fait qu'une action non-violente ait pu donner lieu à un tel dérapage au moment de l'intervention des forces de l'ordre. Ils réaffirment plus que jamais leur soutien à la cause des personnels universitaires en luttes et leur engagement à leurs côtés.

Orléans, le 28 mars 2009


Marseille:

Le passage de Fillon envoie les étudiants... en garde à vue.

Par Rémi Leroux | Rue89 | 27/03/2009

http://www.rue89.com/marseille/2009/03/27/le-passage-de-fillon-envoie-les-etudiants-en-garde-a-vue

En marge de la visite à Marseille du Premier ministre François Fillon ce vendredi, une trentaine de manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue pendant quelques heures. Sans motifs apparents...

« On les emmène à Guantánamo », a dit en rigolant un policier. » Philippe a assisté à l'interpellation sur l'avenue du Prado (VIIIe) « pas musclée mais pas du tout sympa » d'une trentaine d'étudiants de la fac Saint-Charles qui se rendaient à proximité des deux sites (parc du XXVIe centenaire et parc Chanot) où le premier ministre François Fillon achevait sa visite marseillaise.

« Ils avaient l'intention de manifester, m'ont-ils dit, même s'ils n'avaient pas de panneaux avec eux. Les policiers, qui étaient partout dans le secteur du Parc Chanot, les ont plaqués contre le mur alors qu'on ne peut vraiment pas dire qu'ils avaient l'air menaçant. »

« Embarqués par paquets de cinq dans des camions »

Julien, qui était parmi les manifestants mais qui n'a pas été embarqué, raconte

« Six camions de CRS se sont arrêtés à hauteur du petit groupe avant que les policiers ne rabattent les étudiants contre un mur. Ils ont ensuite procédé à des contrôles d'identité et les ont embarqués par paquets de cinq dans des camions. » (Voir le diaporama)

 


On a appris un peu plus tard dans l'après-midi que les personnes arrêtées étaient des universitaires, étudiants pour la plupart. Cet épisode intervient huit jours après l'interpellation d'un enseignant-chercheur.

Le conseil d'UFR du centre de mathématiques et d'informatique de l'université Aix-Marseille I s'est réuni dans l'après-midi de façon exceptionnelle :

« Trente universitaires qui se dirigeaient ce matin vers le parc du 26e centenaire de Marseille à l'occasion de la visite de M. Fillon ont été arrêtés sans raison par les forces de l'ordre, et maintenus en détention au poste pendant une heure et demie. »

Indignation des universitaires marseillais

Juste le temps en fait pour François Fillon de terminer sa visite marseillaise... Une visite dont Jean-Claude Gaudin, Maire (UMP) de Marseille, « se félicite » :

« François Fillon a profité de cette rencontre pour souligner la mobilisation de Marseille face à la crise et pour évoquer de nombreux projets marseillais, symboles du dynamisme de la cité phocéenne. »

« Dynamisme » également de ses forces de l'ordre, donc. Les universitaires marseillais se sont déclarés « indignés par ce qu'il considère être une atteinte aux libertés les plus fondamentales et par l'assimilation d'actions de revendication totalement pacifiques à des actes illégaux. Ces actes d'intimidation ne contribuent en rien à la résolution des problèmes actuels de l'université. »



26/3/2009 Violences envers une ingénieure du CNRS Paris, rue d'Auteuil: "Fiche le camp, si on te retrouve on te viole"

11h30-11h40
Dans la rue, 43 rue d'Auteuil, 75016, Paris.
Entrée alternative pour le CNRS que les agents ont coutume d'employer, dite par les collègues "petit jardin" ou "au 43" (rue d'Auteuil). La première porte était fermée, la deuxième était bloquée par deux hommes, sans brassard, qui ne disaient rien. Je les ai pris pour des agents privés de sécurité (CNRS). Un agent en uniforme était présent sur le trottoir. Je lui demandé poliment pourquoi ces deux messieurs ne me laissaient pas entrer et qui ils étaient. Un gradé en uniforme était posté un peu plus loin (vers ma gauche), devant la pharmacie. De nombreux collègues étaient présents aux fenêtres du 2e étage,  et observaient la scène.
Je les ai salués d'une voix forte, en clamant "bonjours, collègues, je suis cnrs, je voudrais rentrer à la maison". S'en sont suivis quelques échanges ludiques théatralisés entre la rue et les collègues. Dans mon souvneir, très bon enfant (en tous cas, pas assez pour me faire embarquer par l'agent de police pour trouble à l'ordre public", il n'y avait pas de public). Ensuite, deux collègues sont venus dans le jardin, et ont cherché à parlementer avec les deux hommes pour qu'ils me laissent passer. Ils ont obtenu l'autorisation d'un occupant (qui arrivait depuis le fond du jardin), la porte s'est ouverte. Je me suis avancée pour entrer. Tout s'est passé très rapidement ensuite, sur le moment, je n'ai rien compris. Les hommes bloquant l'entrée se sont avancé, m'ont encerclée, ils m'ont donné deux (ou trois) coups de poing très violents aux seins, rapdiment, puis ont sorti des brassards rouge "police". J'ai hurlé "vous me faites mal, vous n'avez pas le droit de me taper". Je leur ai dit "messieurs, vous n'aivez pas le droit de me frapper, je vais porter plainte". Ils m'ont insultée (quelque chose du genre "va te plaindre à tes pédés de collègues, connassse"  et "fiche le camp, si on te retrouve on te viole").

Quelques collègues ont-ils pris de photos pendant les échanges rue/ choeurs du 2e ? Ont-ils des souvenirs ? Ont-ils constaté que j'avais agressé verbalement ou physiquement ces deux hommes ? Que ces hommes avaient un brassard ? Quand  l'ont-ils mis ? Si d'autres faits à porter au dossier, n'hésitez pas.
****
Hier soir, vendredi 27 mars, le médecin a constaté sur mon bras gauche un gros hématome de 6 x 6 "violet et douloureux" [forme et emplacement prouvant qu'il résulte d'un violent coup de poing, et ne peut être une 'auto-mutilation"], palpations douloureses (sic). Je dois faire des radios du sein et des côtes pour voir si quelque chose de visible (ça fait vraiment mal). Trauma psy et  "anxiété post-traumatique", chaque fois qu'on s'approche de moi je sursaute. Cinq jours d'ITT.
****
Non, je ne vais pas "oublier", ce n'était pas "rien ou pas grand chose" : c'était une agression par des fonctionnaires de police abusant de leurs fonctions. Inacceptable dans un Etat de Droit. J'ai décidé de porter plainte. Je suis prête à subir les examens de l'Institut médico-judiciaire de l'Hôtel Dieu, les auditions de l'IGS (inspection générale des services).
Je sais que ma plainte sera sans doute classée "sans suite", ce n'est pas une raison pour me taire. Si ces policiers voyoux avaient porté leurs brassards, je n'aurais pas fait le guignol devant eux. Quelle est la loi dans notre pays ? En réponse à un numéro d'activiste agitprop, deux hommes dans la force de l'âge, entraînés au combat de rue, frappent à la poitrine une femme de 57 ans (et 60 kilos) ? Des vrais coups, bien violents, qui inscrivent leurs trâces inscrites sur le corps, et cassent la tête. La violence, ce n'est pas la loi, l'ordre, ce n'est la brutalité.

23/3/2009 Amiens Chronique de la violence policière ordinaire.
Ce fut le cas, ce lundi 23 mars 2009, à Amiens, lors de la visite du ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, venu inauguré une plateforme téléphonique expérimentale d'orientation à l'ONISEP-Amiens.
A l'appel de la coordination locale des enseignants-chercheurs de l'Université de Picardie Jules-Verne Amiens, nous étions sur place avec nos étudiants, des profs du secondaire et des lycéens, devant l'ONISEP, pour accueillir notre ministre.
Les CRS étaient, en tout état de cause, là pour faire le ménage avant l'arrivée de Darcos. L'un d'eux nous a dit texto : "on se fout pas mal que vous ayez convoqué la presse, nous seront violents". A croire qu'ils avaient des ordres en ce sens non ? comment s'appelle le préfet de Région Picardie au fait... ? (syndrome Saint-Lô sans doute). La presse a, pour sa part, été très vite enfermée derrière les grilles de l'ONISEP par les CRS, des fois qu'ils prennent des photos et parlent avec nous.
Le regoupement de quelque 100 personnes était pourtant, à 9 heures, très bon enfant. Tous étaient venus très joyeusement, comme nous le faisons depuis deux mois, avec une paire de vieilles chaussures, pour le lancer symbolique. Nous étions même disposés à former une délégation EC, profs du secondaire, étudiants, lycéens pour rencontrer le ministre en touriste picard.
Les CRS ont prié les EC de faire libérer la route afin de laisser passer, je cite, les personnes se rendant à leur travail.
Nous avons optempéré, dans le calme et la  bonne volonté des étudiants et des lycéens pour faciliter le passage, contre la garantie, apportée par la commissaire sur les lieux, de pouvoir rester sur le trottoir opposé afin de pouvoir accueillir notre cher ministre.
Nous nous sommes tous assis et c'est là que, sans sommation, aucune, les CRS ont chargé tout de go très vite et très fort, à coups de matraques, d'empoignement puis de "jets" d'EC, d'enseignants, d'étudiants et de lycéens Nous avons été éjectés par trois fois, mis à terre et matraqués pendant une heure par de gros balaises (deux fois supérieurs en taille, poids et force) prêts et contents de pouvoir enfin "bouffer" de l'EC, de l'enseignant, de l'étudiant, du lycéen et du parent d'élève.
Ils ont tapé, et fort, je vous assure, sur des gamins et gamines, sur nous tous, comme ça sans raisons, sauf celles exprimées sous la forme lapidaire "DEGAGEZ !".
Plusieurs manifestants ont été blessés. Aussi les Ec présents ont demandé de l'aide auprès des médecins du SUMPS (ex médecine préventive de l'Université de Picardie Jules-Verne d'Amiens).
Après nous avoir dit qu'il arrivait de suite, l'un des médecin de garde du SUMPS nous a rappelé pour expliquer que la présidence de l'université ne l'autorisait pas à se déplacer.
Nous avons alors téléphoné aux pompiers.

Paris, 24/03/09:

À Paris, place de l'Hôtel de ville, un manifestant qui avait rejoint la ronde des obstinés a été gazé au visage alors qu'il souhaitait quitter la Place de Grève. Motif: refus de retirer un autocollant militant collé sur sa veste.

"AMIENS Les CRS chargent le rassemblement", Le Courrier Picard, 24/03/09.

Voir un reportage photographique réalisé par Emilie Pillot.


Le ministre de l'Education nationale a inauguré, lundi, une plateforme d'aide à l'orientation. Sa venue a été marquée par une manifestation sévèrement contenue.

Stupéfaction et colère : ce sont les mots qui résument l'état d'esprit de la soixantaine de personnes qui participaient lundi matin 23/03/09) à un rassemblement à l'occasion de la venue à Amiens du ministre de l'Éducation nationale.

Alors qu'elles se trouvaient à quelques mètres de l'entrée des locaux de l'ONISEP, rue Saint-Fuscien, où Xavier Darcos devait inaugurer une plateforme téléphonique d'aide à l'orientation, les CRS leur ont demandé de dégager la route.

« Nous nous sommes assis sur le trottoir et là, les CRS ont chargé, raconte Eddy, élève au lycée Michelis, d'Amiens. Nous avons été stupéfaits, car nous nous étions éloignés. Ils ont chargé trois fois. » « Nous étions tous réunis, parents d'élèves, lycéens, étudiants, enseignants-chercheurs rue Saint-Fuscien, quand on nous a demandé de monter sur le trottoir pour ne pas boucher la route. C'est ce que nous avons fait, mais cinq minutes après, les CRS nous ont chargés sur cent mètres, raconte aussi Kelly Poulet, du comité de mobilisation des étudiants. Ils étaient 75, nous étions à peine cent. Jamais nous n'avons cherché le rapport de force. On était assis, tranquillement. Ce n'était pas simplement une charge. On a reçu des coups de pied, des coups de poings, certains ont été attrapés à la gorge. Il y a eu plusieurs blessés », déplore la jeune fille. Deux jeunes ont été plus sérieusement touchés et ont été conduits au CHU par le SAMU.

Une plainte déposée

Deux syndicats d'enseignants (SE- UNSA et UNSA-Education) ainsi que la fédération de parents d'élèves FCPE ont écrit au préfet pour lui faire par de leur indignation : « Le rassemblement était calme et courtois », soulignent-ils. « Sans aucune sommation, les CRS ont chargé très violemment les manifestants pacifiques, dont nous faisions partie, pour les faire reculer. » Et ils demandent au préfet les raisons de cette action.

Dans un communiqué, la préfecture leur répond, indirectement, soulignant que la manifestation n'avait pas été déclarée. Elle affirme que les participants ont « occupé la chaussée sous forme de sit in » et «  refusé de reculer » et que les forces de police sont intervenues pour les y obliger.

Xavier Darcos (qui n'était pas encore arrivé quand les événements se sont produits) a précisé qu'une délégation avait été reçue par un membre de son cabinet. « Il y a un travail formidable qui se fait partout, nous avons des interlocuteurs avec lesquels nous discutons : c'est comme cela qu'il faut travailler dans une démocratie », a-t-il ajouté.

Un lycéen majeur a porté plainte au commissariat. Une trentaine d'autres lycéens ont signé un texte pour accompagner sa plainte. Quant aux étudiants, ils demandent « des excuses publiques, de la part du préfet par exemple ». Tous ceux qui ont reçu des coups ont fait constater leurs blessures par des médecins. Quant aux deux jeunes conduits à l'hôpital, ils ne souffriraient pas de blessures graves.

J'ai reçu un tir de flash ball dans l'oeil" lors de la manif (Toulouse)

« J'ai un oeil en moins. J'y vois tout noir. La rétine est décollée, avec un hématome interne, le plancher orbital fracturé. Le pronostic des médecins est réservé… » Joan, 25 ans, est hospitalisé depuis jeudi soir au service d'ophtalmologie du CHU Purpan. Il va subir dans les prochains jours deux interventions délicates, pour tenter de lui sauver son oeil. C'est la triste conséquence pour cet étudiant en L3 au Mirail qui s'est trouvé au mauvais endroit au mauvais moment, jeudi soir, en marge de la manif interprofessionnelle de Toulouse. Joan a été atteint au visage, vraisemblablement par un tir de flash ball, lors des incidents qui ont éclaté devant le magasin Monoprix au centre ville en début de soirée entre les forces de l'ordre et les manifestants du mouvement étudiant. Les policiers de la Bac et de la compagnie d'intervention ont fait usage de ces armes, tirant des balles en caoutchouc, pour repousser les manifestants qui venaient d'effectuer un « blocage économique » aux entrées du magasin.

Quelques uns d'entre eux étaient entrés à l'intérieur, pour une action « d'auto distribution » symbolique aux plus démunis, méthode apparentée aux Robins des bois.

« J'étais à la manif et je suis resté dans la cortège étudiant. On s'est retrouvé devant Monoprix. Je suis resté aux abords. je n'étais pas dans la chaîne humaine qui bloquait le magasin. Et puis, ça a basculé. Les flics ont chargé. J'ai entendu des bruits de détonation. Un attroupement s'est formé, je me suis replié à l'intérieur pour ne pas rester isolé. On s'est mis à reculer doucement.

A MOINS DE DIX METRES

On était contre la ligne des CRS. Ils m'ont tiré dessus alors que j'étais à moins de 10 mètres d'eux. J'étais effectivement au premier rang, confiant, entrain de dire on recule, on s'en va. Je n'ai absolument pas jeté de canettes ni de projectiles. Je suis sûr que c'est une balle de flash ball qui m'a touché, vu la force et l'impact… On m'a clairement visé ».

Mael, 19 ans, étudiant et pompier volontaire a prodigué les premiers soins à Joan, transporté par ses camardes à l'intérieur du Virgin Mégastore. « On a attendu près de trois quarts d'heure avant que les secours, bloqués derrière la ligne de police, puissent accéder jusqu'à nous ».

« Il est certain que je ne récupérerai pas la totalité de ma vision, un petit peu dans le meilleur des cas », confie Joan, « je trouve que c'est complètement disproportionné et injuste. Sincèrement, je ne comprends pas pourquoi ils ont tiré… »

Voir la vidéo.

ET sur le site de SLU: La "protesta" contre les violences policières des étudiants et des enseignants - LibéToulouse, 24 mars 2009

Témoignage :

Bonsoir à tous,

Je reviens à l'instant de l'hôpital de Purpan, où est hospitalisé, dans un état qui fait peur à voir, un étudiant en licence de
sociologie au Mirail.
Jeudi, vers la fin de la manifestation, les étudiants ont mené une action « robin des bois » au Monoprix du centre ville, consistant à réquisitionner de la nourriture puis à la redistribuer aux passants.
Cet étudiant n'est pas entré dans le magasin, il se trouvait dehors dans la rue. Lorsque les étudiants sont sortis avec quelques produits négociés avec le gérant du magasin, la police a chargé sans sommation (ce qui est contraire à la loi) et a tiré avec une arme, le médiatique « flashball », sur des jeunes femmes et hommes désarmés et sans aucune attitude belliqueuse. Cet étudiant à pris un « ball » dans la tête, tirée à moins de dix mètres.
Il est à l'heure actuelle toujours hospitalisé avec la rétine décollée et de multiples fractures autour de l'oeil droit. Il doit
subir une première opération mercredi ; une seconde est déjà prévue.
Les médecins estiment que, dans le meilleur des cas, il pourra récupérer deux dixièmes. Il y a de fortes chances qu'il perde définitivement son oeil.
A l'heure actuelle il se demande s'il va porter plainte. Il ne se fait aucune illusion sur l'issue de sa démarche : il ya très peu de chances que son agresseur reçoive ne serait-ce qu'un blâme. Il espère simplement alerter, par le biais des médias, l'opinion publique sur une violence policière gratuite qui ne cesse de s'aggraver.
Un journaliste de La Dépêche a insisté pour le voir et recueillir son témoignage. Dans un précédent article, il avait déjà évoqué le fait que ce jeune homme (entre autres) avait été blessé par la police, ce qui lui a valu de subir des pressions de la part de cette même police, affirmant qu'il n'y avait eu de blessés que dans ses rangs.
Quelle que soit l'issue des interventions médicales, cet étudiant, qui a eu une attitude parfaitement pacifique jeudi, sera handicapé à vie.
Comment devons nous réagir, nous personnels, face à de telles violences ?



Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 avril 2009
CHARTE DE L’APPEL DES APPELS
Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social.

Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.

Face à une idéologie oppressive qui promeut le culte de l’argent et la peur de l’autre, Face à la souffrance sociale que cette idéologie génère, Face à la multiplication de prétendues réformes aux conséquences désastreuses, Face au saccage de nos missions et de nos pratiques professionnelles, Face à la promotion du prêt-à-penser et de procédures managériales et sécuritaires, Face à la désignation à la vindicte collective de citoyens toujours plus nombreux, Face à l’abandon progressif des plus fragiles parmi nous…

Nous entendons lutter contre toute politique qui liquide les principes de droit et les valeurs de notre démocratie, issus des Lumières et du Conseil National de la Résistance.


Avec tous ceux et celles qui nous rejoignent, nous nous engageons à  :

• faire le lien entre toutes les réflexions, les initiatives et les mobilisations dans l’esprit de notre appel et les amplifier ;

• constituer un espace public de vigilance vers lequel remonteront les analyses et propositions de professionnels et de citoyens ;

• relayer, par nos comités locaux, notre site Internet et nos actions une parole qui échappe aux processus de normalisation, afin de promouvoir une éthique citoyenne, fondée sur le respect de la dignité humaine comme des libertés publiques et individuelles ;

• construire, en liaison avec les associations et les partenaires qui le souhaitent, un espace d’analyse des politiques fondées sur le culte de la performance et de la norme dont les corollaires sont la peur, l’exclusion, voire l’élimination ;

• donner le plus grand retentissement à tous ceux qui organisent une résistance responsable et non violente aux politiques en cours ;

• soutenir et multiplier les actions visant à dénoncer et combattre les dispositifs de servitude, les atteintes aux libertés fondamentales et la dénaturation de nos métiers ;

• exiger des instances constituées – partis politiques, syndicats, pouvoirs publics – qu’elles s’opposent, par des réponses adaptées, à la démolition des valeurs pour lesquelles nous nous battons.

Décidés à combattre une idéologie de la norme et de la performance qui exige notre soumission et augure d’une civilisation inique et destructrice de l’humain, nous voulons réinventer une société de libertés, de droits, de justice et d’hospitalité.

Collectif national de l’Appel des appels – 24 février 2009

Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 avril 2009
« Monsieur le Président, nous n'avons pas les mêmes valeurs »


Quoique moins méprisantes dans la forme que son discours du 22 janvier, les déclarations de Nicolas Sarkozy du 7 avril 2009 révèlent la même conception mercantile de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche.

Si, pour Nicolas Sarkozy, les études ne servent qu'à « créer de la valeur ajoutée », les universitaires en lutte continuent d'affirmer que l'université n'est pas une entreprise et que le savoir n'est pas une marchandise.

Là où Nicolas Sarkozy parle de « valeur ajoutée », nous parlons de valeurs républicaines : droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s'engager dans des études qui n'ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d'une valeur essentielle pour la société.
 
Là où Nicolas Sarkozy parle « d'accélérer la commercialisation des brevets », nous lui opposons la nécessité, pour les générations futures, de préserver une recherche fondamentale forte et libre des dictats du marché.
 
Quand Nicolas Sarkozy estime que l'autonomie des universités est préférable au fait de « se retrouver au ministère pour qu'on vous dise d'un bureau parisien ce qu'on doit faire », nous tenons à rappeler que les universités n'ont jamais autant reçu de directives émanant des Ministères que depuis le vote de la loi LRU (sigle qui signifie pourtant « liberté et responsabilité »).
 
Si Nicolas Sarkozy est de bonne foi en annonçant que « donner l'autonomie aux universités, c'est leur faire confiance », alors qu'il fasse enfin confiance à la communauté universitaire qui dénonce, dans un mouvement inédit par sa durée et son intensité, les conséquences désastreuses de ces projets de réforme. Or, la politique actuelle a conjugué, jusqu'à présent, irresponsabilité et inefficacité, autoritarisme et ignorance des problèmes posés.
 
Le monde de l'enseignement et de la recherche n'est pas hostile à toute réforme. Mais il conteste une logique d'économie budgétaire et de mise en concurrence systématique des institutions, des équipes et des individus, qui met en péril la création et la transmission des savoirs. A la concurrence et à la rentabilité à court terme, il préfère l'émulation, la coopération et la liberté de recherche. A l'autoritarisme et à la concentration des pouvoirs, il préfère la collégialité et le gouvernement par les pairs. Aux nommés, il préfère les élus.
 
L'Education Nationale, de la Maternelle à l'Université, doit continuer à transmettre connaissances et culture gratuitement, sur tout le territoire, pour garantir la traduction dans les faits de nos idéaux républicains.
 
Ce printemps 2009, pour défendre ces valeurs, le monde de l'Enseignement Supérieur et de la  Recherche est dans la rue.
 

Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
Mercredi 8 avril 2009

Par Collectif Psychologues Descartes - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus