AFP 4 février 2009

Publié le par Collectif Psychologues Descartes

Education-universités-supérieur-recherche Manifestations et assemblées générales jeudi dans l'enseignement supérieur (LEAD GENERAL) PARIS, 4 fév 2009 (AFP) - Des manifestations et des assemblées générales dans les universités sur les réformes contestées dans l'enseignement supérieur sont prévues un peu partout en France tandis que des assemblées générales ont continué à se tenir dans certains universités. Selon un communiqué de la Coordination nationale des universités, la mobilisation s'est poursuivie mercredi dans certains établissements, avec des assemblées générales, comme à Aix-Marseille, Clermont-Ferrand, Nancy, Nantes, Paris-IV, Paris XII notamment. A Toulouse II, la grève a été votée par une assemblée générale d'étudiants. A Toulouse III, la grève a été décidée jusqu'à jeudi soir. Certains IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres) sont aussi en grève, comme celui de Paris, a-t-il annoncé dans un communiqué. De son côté, le ministère de l'Enseignement supérieur a recensé "70 enseignants-chercheurs déclarés grévistes" et une "dizaine d'universités concernées par la rétention des notes" (l'UFR de droit à Toulouse I, celle de lettres à Orléans, la littérature à Paris-III, par exemple). "Les perturbations sont limitées et prennent souvent la forme de rétention de notes", a-t-il affirmé à l'AFP. Pour jeudi, des assemblées générales et des manifestations un peu partout: à Paris, Lille, Lyon, Toulouse, Montpellier, Nantes, Le Mans, Strasbourg, Dijon", a déclaré à l'AFP Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, principal syndicat de l'enseignement supérieur. Au moins 22 manifestations sont prévues à Paris et en province, selon un recensement du syndicat. A Paris, un cortège partira à 14H30 de Jussieu pour se rendre aux abords du ministère de l'Enseignement supérieur, a-t-il précisé. A Strasbourg, un rassemblement est prévu le matin devant le Palais universitaire "à l'occasion de la venue de Valérie Pécresse (ministre de l'Enseignement supérieur, NDLR) pour inaugurer l'université fusionnée de Strasbourg", ajoute le Snesup. Cette journée, à laquelle s'est ralliée une large intersyndicale du supérieur (FSU, CGT, CFDT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l'université, les étudiants de l'Unef), a été lancée lundi soir par une coordination nationale des universités représentant 74 universités, écoles et instituts réunis à Paris-IV. Une manifestation nationale est en outre prévue à Paris mardi 10 février. A noter que le syndicat des professeurs d'éducation physique Snep-FSU appelle également les enseignants du supérieur d'EPS et les étudiants STAPS à manifester jeudi et mardi 10 février. La modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs suscite un mécontentement croissant chez nombre d'entre eux qui craignent l'arbitraire des présidents d'université, une hausse des heures d'enseignement et l'atteinte à leur indépendance. Ils protestent aussi contre la réforme de la formation des enseignants et les suppressions de postes (900 en 2009) dans l'enseignement supérieur. bur-kp/sst/bg

Education-université-recherche-supérieur Une intersyndicale du supérieur rallie le mot d'ordre de grève et manifestations PARIS, 4 fév 2009 (AFP) - Une intersyndicale de l'enseignement supérieur regroupant la FSU, la CGT, la CFDT, FO, Solidaires, Sauvons l'université, Sauvons la recherche et l'Unef a appelé à manifester jeudi et mardi prochain et à la grève "illimitée" et "reconductible", dans un communiqué mercredi. Cette intersyndicale rallie ainsi l'appel lancé lundi soir par une coordination nationale des universités représentant 74 universités, écoles et instituts réunis à Paris-IV et "s'associent au mot d'ordre de grève totale, illimitée, reconductible", écrivent-elles. Elles appellent "à participer à la journée nationale de manifestations du 5 février" et "à la manifestation nationale du 10 février, selon les modalités décidées en assemblée générale", écrivent-elles. Les étudiants de l'Unef avaient déjà appelé à ces journées mardi soir. "Aujourd'hui, alors que le gouvernement reste sourd aux revendications, la mobilisation dans les universités s'amplifie, avec la multiplication des décisions de grèves", regrettent-elles. Ces organisations demandent "le retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs", "le retrait de la réforme de la formation des enseignants du 1er et 2nd degrés" ou encore "l'arrêt du démantèlement des organismes de recherche".

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