La coordination: interlocuteur légitime !

Publié le par Collectif Psychologues Descartes

  Objet : Qui sommes-nous ?

 

    Je me demande qui nous sommes à la coordination nationale Pouvons-nous accepter des négociations avec certains syndicats qui se feraient à partir de demain ? Toutes ces luttes, toutes ces privations, pour que certains syndicats négocient, en douce, ce qui nous importe Je réaffirme ce que j'ai déjà fait : nous devons élire une délégation aux fins de négocier, délégation avec un mandat clair affirmé par la coordination nationale : cette délégation pourrait comporter un membre de chacune des régions engagées (Bretagne, Paris, Grand Est, Nord, Sud Est Sud Ouest, Centre etc avec une proportion à déterminer d'enseignants chercheurs, de pers adm et techn, d'étudiants) Nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait des négociations sans l'aval de la coordination nationale, qui doit se faire représenter de manière exclusive, hors prédominance syndicale (et c'est un syndicaliste qui le dit).

    Il n'est plus temps de jouer... Ceux qui engagent leurs temps et leurs salaires depuis deux mois ne peuvent accepter une prise en main du mouvement par quelques syndicats, dont la négociation illégitime s'apparentera à une atteinte à nos actions et à nos grèves.

    Notre lutte est légitime, importante, essentielle... Faut-il le rappeler  : le gouvernement en place porte atteinte aux derniers bastions du service public, après nous le désert ; nous avons une responsabilité, nos fonctions nous permettent d'agir en faveur d'une mobilisation, que nous nous devons d'élargir, en faveur de nos collègues du privé, qui sont frappés de plein fouet par la crise, le chômage, et les politiques destructurantes du gouvernement en place.

    Je vous demande, je nous demande, à nous tous, membres de la communauté universitaire, de refuser des simulacres de négociation, de refuser des stratégies corporatistes ou catégorielles qui NOUS DIVISERONT ET QUI RENFORCERONT LES PRISES D'ACTES DU GOUVERNEMENT POUR EN FINIR AVEC LE SERVICE PUBLIC.

    NOUS, COORDINATION NATIONALE, AVONS UN ROLE A JOUER NOUS DEVONS DEMONTRER LA FORCE DE NOTRE MOUVEMENT NOUS DEVONS  ETRE UN ACTEUR INDISPENSABLE DE TOUTES NEGOCIATIONS FUTURES.

    J'abandonne, pour ma part, mes réflexes syndicalistes, pour que nous soyons, tous ensemble, représentants des universités en grève, des acteurs incontournables du mouvement, incontournables de négociations que nous déciderons selon nos doléances qui sont celles que nous répercutons du fait de nos mandats de délégués.

    Sinon, nous, coordination nationale, n'avons été qu'une farce.

    La question est : voulons nous gagner ou non, sommes nous là pour des reconnaissances syndicales ou pour une lutte, des plus importantes, pour défendre une forme de société au service du public, une société dont l'intelligence et la formation sont ses coeurs et moteurs.

    David Romieux Délégué Université de Strasbourg

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