L'APPEL POUR DES CONDITIONS JUSTES POUR NOS ETUDIANTS

Publié le par Collectif Psychologues Descartes

La manière dont les étudiants sont traités depuis le vote de lundi nous semble injuste et inacceptable.
Sous couvert de permanences et autres "rencontres", voici que reviennent de véritables cours avec une tendance au rattrapage intensif.
Dans l'incertitude depuis des semaines, les étudiants (mobilisés ou non) ont eu de grandes difficultés à travailler régulièrement. Or, volontairement ou tout simplement parce qu'ils n'ont pas réalisé l'ampleur de la tâche, certains collègues s'apprêtent à demander aux étudiants d'ingurgiter en quelques semaines un programme complet !

Parallèlement, la direction de l'UFR déclare souhaiter que la mobilisation continue et fait semblant de croire qu'il est possible de la maintenir en même temps que ce lourd dispositif.

En réalité, tout le monde va se précipiter vers ces cours, pour les faire (les profs) et pour les suivre (les étudiants).
 
Après 11 semaines de grèves, d’investissement, de blocage, d’information, d’échange avec d’autres universités dans toute la France, après des réunions, AG, coordinations, tracts etc etc etc… le directeur et ses adjoints demandent aux étudiants d’arrêter le blocage c'est à dire la mobilisation, puis qu’ils n’ont aucun outil alternatif à proposer ! Ceci sans rien en retour, sans aucune garantie d'allégement du programme.
 
Dans ces conditions, il est évident que la mobilisation va cesser. Celle des étudiants comme celle des enseignants après un superbe défilé symbolique de premier mai.
 
Pire encore, après que les étudiants se soient tant montrés solidaires avec nous, voici qu'on les traite d'une manière inacceptable. Aucune véritable négociation n'est véritablement prévue tant sur les contenus que sur les délais ou les modalités des épreuves. Une véritable négociation devrait être engagée, diplôme par diplôme, semestre par semestre, UE par UE. Cette absence de négociation va conduire nécessairement à des conflits stupides avec ceux qui nous ont le mieux soutenu. Nous allons vers des situations désespérantes qui peuvent produire des actes désespérés.
 
Les étudiants ne portent en aucune façon une quelconque responsabilité dans les évènements actuels. D'une certaine façon, il sont les otages du gouvernement qui pense, à juste titre, que nous n'aurons pas l'ignominie de les sacrifier. Le preneur d'otage et les méthodes sont parfaitement identifiés.
 
Nous appelons tous les collègues et au moins ceux qui ont pris une part active au mouvement à refuser ces pratiques.
 
Clara Duchet
Jean Pierre Dufoyer
Valérie Gyselinck
Christophe Mouchiroud

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